"Nous arrivâmes par une nuit noire comme l'encre. Voilà des jours que nous traquions ce maléficien ; enfin, nous l'avions acculé... pensions-nous. 

A notre approche, une demeure en bordure du village explosa, envoyant échardes et roches grosses comme le poing dans notre direction. Nous n'eûmes que quelques moments pour nous regrouper avant qu'un déluge de feu ne tombe du ciel, dans un fracas apocalyptique accompagné d'un rire dément au centre du village.

Le mage se tenait là, perché au sommet de la plus haute tour du village. Mais il n'était plus humain.

Nous tentâmes tant bien que mal de dévier les sorts tout en priant le Créateur à gorge déployée ; mais plus nous nous débattions, plus la créature redoublait d'ardeur. Je vis mes camarades tomber, carbonisés par le feu du ciel ou écrasés par les débris. La monstrueuse créature - on eut dit un démon portant la peau d'un homme comme habit ;- m'aperçut et se fendit d'un sourire cruel. Je compris que nous lui avions rendu service : c'était grâce à nous que le mage avait conclu ce pacte, qu'il s'était abandonné au démon pour survivre à notre assaut."

--Transcription du compte-rendu d'un ancien templier à Combrelande, 8:84 des Bontés.

Sauf mention contraire, le contenu de la communauté est disponible sous licence CC-BY-SA.